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Le corbeau …et nous

                           corbeau           

TOUT SUR LE CORBEAU

Encyclopédie Wikipedia

Maître corbeau…

 … l’oiseau dont le comportement conjugal et familial

ressemble le plus à celui de l’être humain

  

Un matin d’été, se promenant  à travers la campagne, Konrad Lorenz (prix Nobel de médecine 1973, fondateur de l’éthologie ou science du comportement animal) fut alerté par un cri d’oiseau : « Brrrouh », signal d’alarme du corbeau en grand danger. A la lisière d’un champ de blé, un corbeau venait de découvrir une belette, l’un des plus redoutables ennemis de sa race.

 

Mais que pouvaient faire quelques corbeaux contre un animal agile et rapide comme l’éclair ?

 

Répondant au signal , les oiseaux noirs formèrent un cercle autour de la belette. L’un d’eux s’approcha tout près d’elle. Le petit carnassier bondit. Non surpris, l’oiseau s’envola verticalement tandis qu’un autre envoyait un violent coup de bec dans l’arrière-train de l’ennemi. Furibonde, la belette fit volte-face, mais au même moment un troisième oiseau la frappait par derrière…

 

Etant donné la tactique sans faille pratiquée par les corbeaux, la situation de la belette devint rapidement intenable. Finalement, le chef des corbeaux  se mit à voleter au plus près du museau de la belette, décrivant des spirales de plus en plus serrées en vue de l’affoler.                     

 

Prise de vertige, meurtrie et hors d’haleine, la belette s’esquiva au plus vite à travers le champ de blé voisin !

 

UN ATHLETE DE L’ESPACE

 

Capable de se défendre et de faire face au danger, le corbeau préfère néanmoins le jeu et par-dessus tout la poursuite dans l’espace. Si les autres n’ont pas envie de jouer, le plus décidé s’avance à pas comptés vers l’un de ses indolents compagnons et dépose cérémonieusement à ses pieds un ver de terre qu’il vient d’attraper. Au moment où l’autre va se l’approprier, le premier s’en saisit à nouveau et file à tire-d’aile. Se piquant au jeu, son congénère se lance à sa poursuite ! On a vu aussi des corbeaux se servir d’une grande planche lisse comme d’une piste d’atterrissage, sur laquelle ils se laissaient glisser pour décoller de nouveau une fois parvenus au bout de la planche…

 

Le corbeau n’est pas l’oiseau un peu niais et facile à berner mis en scène par Jean de la Fontaine dans sa fable « Le Corbeau et le Renard ». Selon les observateurs scientifiques, cet athlète de l’espace – plein d’astuce, joueur infatigable, explorateur insatiable, époux fidèle, parent attentif – est peut-être, le plus intelligent des volatiles ou, plus précisément, l’oiseau dont le comportement ressemble le plus à celui de l’être humain.

 

Au cours des recherches faites à l’Institut Max Planck de Munich, le Dr. Eberhard Gwinner a découvert plusieurs traits étrangement « humains » dans le comportement de sa couvée de corbeaux.

 

LA VIE A DEUX

 

Au cours de leur seconde année de vie, les jeunes corbeaux mâles et femelles s’assortissent deux à deux. Mais, comme l’accouplement n’est biologiquement possible que durant quelques jours au printemps suivant, les oiseaux se « fiancient » sans consommer leur union.

 

Pendant la période des « fiançailles », ils changent de partenaire jusqu’à ce qu’ils aient trouvé celui ou celle qui deviendra leur compagnon ou leur compagne pour la vie.. Ils flirtent même avec des inconnus : les règles autorisent un galant à lisser les plumes d’une « fiancée » qui n’est pas la sienne mais, dès que le mariage est « consommé », le flirt n’est plus admis.

 

La vie de couple chez les corbeaux est remarquable.

 

Fait de brindilles soigneusement entrelacées, le nid est construit par le mâle aidé de sa femelle. Couver les œufs est l’affaire de celle-ci et, pendant les 18 à 19 jours de couvaison, le mâle nourrit fidèlement sa compagne. En cas de besoin, lui aussi peut couver. Un savant hollandais, le Dr. Moesgaard, a observé un cas extraordinaire : la femelle avait été tuée et le mâle la remplaça sur les œufs. Il endura la faim jusqu’à l’éclosion des petits, après quoi il alla se restaurer, puis il prit soin d’eux et les nourrit jusqu’à ce qu’ils fussent capables de voler.

 

Quand un couple se trouve séparé accidentellement, le Dr. Gwinner a observé que le mâle et la femelle émettaient des appels très personnels – connus d’eux seuls – qui leur permettaient de se localiser puis de se retrouver.

 

Leur attachement et leur fidélité l’un à l’autre sont exemplaires : les couples surmontent ensemble les problèmes quotidiens, cherchent ensemble leur nourriture, éduquent ensemble leur progéniture, affrontent ensemble  l’ennemi…

 

SOLIDAIRES ET FIDELES

 

Le comportement pré-conjugal, conjugal et familial des corbeaux et des humains présente de réelles similitudes. Et, chez les humains, attachement, solidarité et fidélité entre époux devraient constituer aussi les éléments à partir desquels les couples pourraient surmonter les difficultés et construire des relations solides, harmonieuses, épanouissantes.

 

Dans le contexte actuel, la société occidentale ne semble accorder que peu de crédit à ces valeurs essentielles.

 

« Dans l’idéal, écrivait déjà en 1984 un spécialiste en sciences humaines, les époux devraient s’entraider, se consoler et s’encourager au moment des coups durs, mais c’est rarement le cas. » (Sélection du Reader’s  Digest).

 

La constatation de ce spécialiste confirme l’affirmation biblique selon laquelle «… Beaucoup de gens se vantent de leur loyauté, mais il est difficile de trouver quelqu’un de vraiment sûr. » (Proverbes 20 : 6)

 

Fréquemment observée au niveau des couples,  cette « démission » a des répercussions douloureuses dans les cœurs et dans les esprits. On ne compte plus les hommes et les femmes à la dérive, désabusés, meurtris ou traumatisés par une expérience à deux non réussie.

 

Le remède ?

 

Interroger le texte biblique. Redécouvrir ce pourquoi l’homme et la femme ont été créés. Rétablir la communication avec le Dieu «  miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité…. Auquel rien n’est impossible. » (Exode 34 : 6-7 ; Luc 1 : 37)

 

Sylvestre                                             RETOUR EN HAUT DE LA PAGE